Carton salle Salle n°14

🎶 Tip Tip Tip 🎶

***Shi-Ki***

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Petite musique d’ascenseur
Caméra de projection

Projection du 7 août 2015

Affiche du film Affiche alternative du film Affiche alternative du film Affiche alternative du film Affiche alternative du film Affiche alternative du film

Encore une fois il ne s’agit pas d’un film, mais cette fois je vais vous parler d’une série d’animation japonaise. 🙂

Il y avait un bon moment qu’un animé ne m’avait pas autant passionnée que celui-là ! Découvert par hasard un jour de zap sur la télé (en passant je me suis découvert une nouvelle chaine télé aussi lol ), malheureusement l’épisode était déjà presque terminé (et en plus c’était le dernier de la série aussi ! décidément pas de chance ), mais n’empêche, le peu vu m’a donné envie d’en connaître l’intégralité.
(Attention gros spoilers en vue !! mdr !)

Mais qu’est ce que c’est que cette série ? Shi-ki est donc un animé japonais adapté du manga, tiré lui-même d’un roman d’horreur du même nom publié en 1998 (c’pas tout récent quand même, hein)
Donc (genre oblige) si au départ les premiers épisodes, bien que ponctués de nombreuses morts ou disparitions mystérieuses, restent plutôt softs, on se retrouve assez vite face à une escalade de violence bien sanguinolente, surtout les derniers épisodes dans lesquels les personnages se retrouvent à évoluer complètement couverts de sang sans que personne ne songe un moment à se nettoyer un peu !
Hémoglobine tu veux ? bain de sang tu as ! et pas qu’un peu…

Ah si ! Quelle mauvaise langue je fais ! À un moment, une jeune fille s’est tout de même lavé les mains pour manger ! (mais elle est bien la seule ! mdr !)

Bon c’est bien beau tout ça, mais de quoi ça parle-t-y donc cet animé ??
D’un petit village totalement isolé au beau milieu du creux de montagnes boisées, endroit idéal pour que des êtres étranges plus communément appelés vampires, ou poupées ressuscitées, ou Shi-ki comme ils préfèrent se faire nommer viennent y fonder une colonie…

Et si au départ tout commence par une sorte d’enquête autour des morts qui n’arrêtent pas et dont on soupçonne une épidémie d’en être la cause, très vite on change de tactique pour faire la chasse à l’homme, ou plutôt au Shi-ki.

Et là, la nature humaine se dévoile dans toute sa splendeur avec tout ce qu’elle a de plus noir. On prend presque en pitié ces pauvres Shi-ki, qui au final ne tuent que pour survivre, eux…
Avec des choix de victimes réfléchis pour la plupart et plus ou moins louables (entre celle qui choisit sa proie par jalousie et celle qui le fait pour tenter de garder ses proches avec elle de peur de les perdre ou celui qui le fait la mort dans l’âme pour éviter que ce ne soit un autre qui le fasse)
Ces vampires, Shi-ki, si semblables et en même temps si différents de nos Dracula habituels. Ce qu’ils étaient de leur vivant est et reste dans leur mort (le lâche et méprisable reste un cafard, la peste une sale garce, la douce infirmière préfère mourir de faim que de s’attaquer à ceux qu’elle a juré de soigner durant sa vie)

Par opposition, les hommes, les humains, ceux qui n’ont pas encore été mordus, sont comme pris de folie et ne font plus de distinction entre les Shi-ki morts et ressuscités, et les humains mordus mais pas encore morts et qu’on peut encore guérir ! Mais l’entendent-ils ? Non.
D’ailleurs ils ne se posent même plus la question de savoir si c’est possible…
Tout à leur colère, à leur haine, à leur chagrin ils ignorent la clémence, ils ignorent la raison et tuent, tuent et tuent encore sans plus de discernement.
À peine mordu = mort,
mordu et sous contrôle hypnotique = collaborateur = mort,

Il ne fait même pas bon d’ignorer tout de la situation surtout quand un membre de sa famille est soupçonné d’être allié des Shi-ki ! C’est la mort assurée sans discussion !

La fureur, la folie, le déchainement des passions. Un bon Shi-ki est un Shi-ki mort.
Et pourtant… La sauvegarde du reste des villageois n’aurait pas pu se faire sans l’aide d’un Jinrou (et oui, Dracula ne serait rien sans son bon vieux loup garou, bah c’est pareil pour les Shi-ki, ils ne seraient rien sans leur bon loup garou de garde 😊)
Un Jinrou qui se sacrifie parce qu’il sait qu’ils doivent tous mourir même lui.
Les anciennes victimes potentielles deviennent bourreaux, les Shi-ki paraissent plus humains que les humains…

Tout le monde ne meurt évidement pas, même si le nombre est faramineux et qu’on s’y perd un peu (mais heureusement, on a souvent une petite fiche de présentation en même temps qu’on fait connaissance avec un nouveau personnage. Encore faut-il lire rapidement ou mettre en pause, lol ! 😊)

Chaque événement est daté, on a aussi souvent des retours en arrière avec l’histoire d’un personnage différent qui finit par se raccrocher au moment présent. Ce qui fait qu’on n’ignore rien de ce qui s’est passé dans le village même chez les personnages secondaires quand les principaux eux ne sont pas forcément au courant.
Et étonnamment on s’y retrouve toujours un moment ou un autre ! lol !

Il y a également des petites scénettes dans le générique de fin à ne pas manquer (surtout le dernier épisode ! ce serait ballot de passer à côté ! 🙂)

Côté ambiance, les décors, les graphismes sont vraiment très beaux ! Quant à la musique, je suis carrément tombée sous le charme (aussi bien visuel que musical d’ailleurs) du générique des premiers épisodes avec les petites notes finales qui semblent tomber comme des gouttes d’eau sur un crâne.
Après quelques épisodes (je ne saurai dire lequel) ils l’ont changé et j’ai moins adhéré même si pas mal quand même. Mais je trouve qu’il a perdu son côté mystique / mystérieux.

PS: le plus fort quand même dans tout ça, c’est qu’en toute circonstance aucun des personnages ne perd de sa magnifique coiffure totalement improbable !! 😆
Ma préférée reste celle de la jeune infirmière ! Sa coiffure en zig-zag qui ne bouge jamais ! mais wow quoi ! mdr !!
Aaah si je pouvais avoir une chevelure aussi domptée que ça ! 😃

Grain de sel

Le p’tit grain d’Sel :

Diffusé en 2010, Shiki est un animé japonais adapté d’un roman d’horreur de Fuyumi Ono publié en 1998. L’histoire se déroule dans un petit village isolé où une série de morts mystérieuses finit par révéler la présence d’êtres appelés les Shi-ki, une forme particulière de vampires.

Si la série reprend certains codes classiques du genre — village coupé du monde, enquête autour d’une étrange épidémie, montée progressive de la menace — elle se distingue surtout par son approche morale beaucoup plus ambiguë.

Au fil des épisodes, la frontière entre monstres et humains devient de plus en plus floue. Les Shi-ki tuent pour survivre, tandis que les habitants du village se laissent progressivement emporter par la peur et la violence collective.

Cette inversion des rôles constitue l’un des thèmes centraux de la série : à mesure que l’histoire avance, la véritable horreur semble moins venir des créatures elles-mêmes que des réactions humaines face à la menace.

Avec son ambiance sombre, sa narration fragmentée et son esthétique très marquée, Shiki est souvent considéré comme l’un des animés d’horreur les plus marquants de son époque, autant pour son atmosphère que pour les questions morales qu’il soulève.

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